Après des semaines de préparation, d’idéation et de réalisation, l’image de la prochaine couverture est maintenant dans la boîte. Pour être franc, le tout a été toute une aventure! Voici donc un condensé que je me dois bien de vous partager afin de vous faire connaître un peu ce qui se passe dans les bureaux de la rédaction de votre revue de plein air préférée…
Bon. Il y a longtemps que je voulais faire quelque chose de différent pour la couverture de la revue Espaces. Quelque chose d’unique. Quelque chose de Québécois. Pour ceux qui me connaissent personnellement, vous savez que j’adore la photographie (mon site ici). J’avais donc le pixel qui n’attendait que la bonne occasion de presser le bouton de l’objectif pour créer quelque chose de nouveau pour la revue.
Lorsque Gabriel Filippi m’a envoyé un courriel pour me dire qu’il retournait à l’Everest pour la Fondation des Canadiens pour l’enfance, mon cerveau s’est mis à tourner. Il y avait là quelque chose d’intéressant. Outre un article, je me suis convaincu qu’il fallait placer l’aventurier sur la couverture de notre publication pourrait donner quelque chose d’intéressant… à condition d’y apporter un angle nouveau, quelque chose qui n’a jamais été vu. Stéphane Corbeil, l’éditeur de la revue, trouvait aussi que l’idée était bonne. Gabriel est bien connu pour son implication envers différentes causes, je me suis donc dit qu’il aimerait bien qu’on réalise le tout. Restait plus qu’à le convaincre :
- Salut Gabriel, que dirais-tu de faire la couverture du mois de mars de la revue Espaces?
- Bof, je suis pas trop sûr de vouloir me mettre autant à l’avant-plan tu sais…
- Attends d’entendre le concept! J’ai eu une idée de fou : on va monter une tente sur le sommet d’un immeuble du centre-ville de Montréal pour simuler l’Everest, on pourrait t’habiller comme si tu te préparais pour le sommet, on attend le coucher de soleil et…. et ça va être magnifique !
- Ouin, peut-être…
- Tu va être à l’avant-plan, c’est sûr, mais « come on » tu retournes à l’Everest pour une bonne raison et puis ce genre de photo n’a jamais été vu nulle part…!
- Ok. On va le faire. Mais n’oublie pas de parler de la fondation.
Voilà . C’est à peu près comme cela que ça c’est passé.
Ne restait qu’à trouver l’édifice idéal. L’idée était de simuler l’Everest, donc il nous fallait le plus haut édifice de la métropole. Pourtant, pas facile de dénicher l’endroit idéal : question de sécurité et de faisabilité de la prise de vue. Après plusieurs appels, courriels et sessions de repérage, nous parvenons à identifier l’endroit idéal. Une fois les détails légaux et d’assurances réglées, ne restait qu’à trouver la date idéale. Heureusement, la journée choisie sera idéale : -17 degrés Celsius avec quelques nuages. Un ciel presque dégagé dans la bonne direction du coucher de soleil. À près de 200 mètres, avec le vent et le froid et Gabriel habillé pour conquérir le plus haut sommet du monde , on se serait presque crus au camp 4 (mais avec de l’oxygène).
Avec deux flashs SB-800, un softbox Lastolite, un objectif 10,5 mm fisheye dégoté chez L.L.Lozeau et un assistant (notre nouveau stagiaire Luc Camilleri), le tout s’est bien déroulé malgré le froid qui augmentait à la même vitesse que le soleil se couchait. Quelques petits pépins techniques facilement réglé (le plus dur a sans doute été de me retrouver sur le toit avec une seule batterie dans les poches… les autres étaient bien chargées…. mais sur mon bureau….!!). La session s’est bien déroulée. Dès que j’aurais un moment, je vous mettrai un aperçu de la prise de vue (on n’en a pas beaucoup parce que nos caméras GoPro tombaient en panne rapidement avec le froid… Faudra que je regarde c’est quoi ce problème étrange…).
Surveillez donc la prochaine édition de la revue Espaces pour voir le résultat final.